L’avenir et la FFMC

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. Citation d’Albert Einstein,

Non, le deux-temps n’a pas disparu, la FFMC en est la preuve. Le premier temps, c’est le présent, avec l’anniversaire de la mise en place de la limitation à 80 km/h sur une bonne partie de notre réseau secondaire à laquelle la FFMC est toujours opposée et pour laquelle les antennes continuent leurs actions. C’est aussi une grosse étape des ZFE (ex-ZAPA, ex-ZCR) avec l’interdiction permanente des véhicules estampillés Crit’Air 4. Deux mesures qui vont contribuer, avec les difficultés croissantes de stationnement imposées aux deux-roues motorisés (2RM), à augmenter encore les écarts entre les plus défavorisés et les nantis : les premiers qui peinent à joindre les deux bouts ne peuvent pas changer de véhicule « en claquant des doigts », et en l’absence d’alternatives efficaces côté transports en commun, beaucoup ont besoin de rejoindre les centres-villes avec leur véhicule individuel devenu indésirable ! Et là, non seulement ils risquent la verbalisation parce que leur véhicule est trop vieux, mais ils ne peuvent même pas stationner faute d’aménagements autres que ceux des parkings payants, alors même que ceux-ci sont en quantité insuffisante !

Le deuxième temps, c’est l’avenir que nous envisageons tant pour le 2RM que pour le Mouvement motard FFMC. Une quête qui nous oblige à regarder ce qui est proposé comme évolution de nos moteurs thermiques, à commencer par ce que nos gouvernants semblent envisager comme unique solution, la motorisation électrique. Car ne nous y trompons pas, nous parlons des 2RM électriques parce que c’est la seule alternative proposée aujourd’hui aux moteurs thermiques ! La transition énergétique semble inéluctable à moyen terme, il est indispensable de déterminer comment nous y inscrire, avec nos propositions et nos alternatives, comme nous l’avons fait il y a bientôt 40 ans en matière d’assurance, de permis, de péages autoroutiers. Envisager l’avenir, à la façon de ce qui a fondé la FFMC, ce n’est pas tout refuser en bloc. C’est surtout être force de proposition, pour que les alternatives et l’avenir soient nôtres !

Alors, deux-temps ? Oui. Il faut bien entendu continuer à véhiculer nos positions et propositions d’aujourd’hui, et aussi envisager les propositions de demain. Ensemble.

Le Bureau national

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